Nos actions

L'amélioration des conditions de vie des familles en demande d'asile grâce à Bestearekin

Nouvelle-Aquitaine - Bayonne
Insertion par le logement

Bestearekin, qui signifie « avec l’autre » en basque, vient en aide à ces familles de migrants déboutées du droit d’asile. Elles sont accompagnées jusqu’à leur régularisation et autonomie, afin de favoriser leur intégration dans la collectivité.

25/05/2016

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Chiffres clés

10 000€ pour l’achat d’un mini bus ou d’une fourgonnette facilitant tous les déplacements des familles

1 marraine
Mlle Corinne GARROS, Secrétaire de direction, Réseau ASF - Direction Régionale Sud-Atlantique Pyrénées (VINCI Concessions) à Biarritz

Coup de projecteur

Quelles actions avez-vous menées auprès de l’association Bestearekin ?

L’acquisition d’un mini bus, grâce à la fondation, a permis de faire évoluer la vie associative, d’organiser des sorties, de faciliter l’organisation du ravitaillement hebdomadaire, de permettre une organisation rationnelle des trajets pour les cours de français et les ateliers. Nous avons pu également organiser l’été dernier des vacances « engagées » dans le pays basque intérieur, ce qui a offert aux familles la possibilité de partir.
Ce fut un réel succès et nous allons réitérer l’opération cette année. Cela aurait été impossible sans le minibus.
Nous avons organisé des rencontres inter familles avec l’aide d’animateurs. Ces bénévoles ont proposé des jeux adaptés aux enfants. Nous avons pu également proposer des sorties au cinéma, préparer un noël solidaire avec les familles.
J’ai également sollicité des entreprises extérieures afin de récolter des dons (centres commerciaux, pharmacies, etc).
Mes collègues ont été très réceptifs à mes demandes et m’ont donné mobilier, produits d’hygiène, vêtements, jeux et jouets.

Quels sont les impacts de votre accompagnement auprès de cette famille ?

Auprès de la famille, mon aide a été importante au niveau administratif (inscription des enfants dans les établissements scolaires, démarches pour trouver des assurances scolaires, relations avec les services de la mairie pour inscrire les enfants à la cantine par exemple). J’ai assisté les parents dans leurs relations avec les écoles.
J’ai également fait appel à une association culturelle arménienne pour m’aider à les comprendre et j’ai pu, ainsi, les écouter et écrire leur histoire de vie.
J’ai fait en sorte qu’ils rencontrent d’autres personnes venant du même pays mais par forcément dans les mêmes conditions pour créer un vrai lien social.
J’ai accompagné les enfants à des goûters d’anniversaire et ainsi les mamans se sont rencontrées et ont commencé à tisser des liens grâce aux enfants.
J’ai accompagné Tigran le père pour des soins médicaux.
Je me rends disponible dès qu’ils en ont besoin, ne serait-ce que pour aller boire un café et échanger avec eux.

En retour, qu’est-ce que cet engagement vous aura apporté ?

Pour ma part, je suis bénévole dans cette association depuis plusieurs mois maintenant et j’accompagne une famille arménienne. C’est une expérience unique et privilégiée qui me donne l’occasion de rencontrer des personnes merveilleuses, une culture différente. Le rôle du bénévole réside essentiellement à apporter un peu de confort moral et souvent ce sont des liens d’amitié qui se tissent. Je suis toujours accueillie comme un membre de la famille et en règle général, ces familles aiment nous faire découvrir leur culture, leur gastronomie, leur façon de vivre. C’est un vrai partage et j’ai un sentiment profond d’utilité.

Contexte

Les familles de migrant qui arrivent en France sont réparties par des Plateformes d’Accueil des Demandeurs d’Asile (PADA). Au pays Basque, sur l’Agglomération bayonnaise, elles restent en moyenne deux ans en Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asiles (CADA). 80% se voient refuser le droit d’asile et se retrouvent sans ressources ni droits sociaux et ne sont pas autorisées à travailler. 96% d’entre elles font appel à la décision dans l’espoir que leur dossier soit rejugé. Dans l’attente, les familles, adultes et enfants, sont privées de toute aide.

Descriptif de la structure

Bestearekin, qui signifie « avec l’autre » en basque, vient en aide à ces familles de migrants déboutées du droit d’asile. A leur sortie du CADA, elles sont accueillies et accompagnées avec un dispositif d’accès au logement gérés par l’association, un dispositif de santé, une aide alimentaire (en partenariat avec la Banque Alimentaire et la Croix-Rouge), une aide au transport, à la scolarité des enfants et à l’apprentissage du français pour tous. Elles sont accompagnées jusqu’à leur régularisation et autonomie, afin de favoriser leur intégration dans la collectivité. Chaque famille est accompagnée par deux référents bénévoles qui répondent à leurs questions, leurs besoins et les appuient dans leurs démarches. Ces référents sont de vrais boussoles pour ces familles, qui dans leur pays avaient pour la plupart de bonne situation, mais qui déboutée du droit d’asile en France se retrouvent totalement démunies. L’association compte de nombreux partenaires comme le CCFD – Terre Solidaire Pays basque, Emmaüs Landes, la Fondation Abbé Pierre, la Cimade Bayonne, la Ligue des Droits de l’Homme Bayonne, le Secours Catholique et l’ACAT.

Projet

Aujourd’hui Bestearekin travaille avec les moyens mis à disposition par les bénévoles pour assurer les missions quotidiennes d’accompagnement des familles. Elle nécessite un moyen de transport commun, un mini bus ou une fourgonnette, pour faciliter l’organisation du travail de manière rationnelle, les déplacements des familles vers leurs formations et ateliers, le ravitaillement hebdomadaire à la banque alimentaire. Cette acquisition permettrait également à l’association de créer plus de lien social entre les familles, au-delà de l’aide matérielle apportée, en organisant des sorties culturelles, des séjours dans la région (projet de vacances engagées), en participant à des événements solidaires extérieurs, en s’ouvrant en somme vers plus de créativité et de liberté pour les familles de mettre en place leur propre projet collectif. Bestearekin gère par ailleurs deux jardins partagés où les familles cultivent des légumes. L’association sera amenée à en gérer davantage et souhaiterait pouvoir commercialiser une partie. Le véhicule sera également utile pour cette nouvelle activité. Alliée à de nombreux partenaires au Pays basque, ce moyen de transport sera naturellement mutualisé.

Parrainage

- Gestion administrative de projet et recherche de nouveaux partenaires
- Missions de bénévolat ponctuelles sur des événements solidaires
- Tutorat pour devenir référente en binôme auprès d’une famille

Coordonnées de la structure

Bestearekin
MVC Bayonne Centre Ville - 11 bis rye Georges Bergès
64210 Bayonne
06 86 41 06 54
http://www.bestearekin.com

Reportage photo

© Aline Boros