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Témoignage : Michel Jezke, parrain de l’association Zone d’ombre et d’utopie à Saint-Denis

Août 2017

M. Michel JEZKE est responsable d'affaires chez Cegelec Projets Espace. En parrainant l’association ZOU, il aide à la diffusion de leur film sur les liens entre les jeunes de Saint-Denis et des seniors de la ville.

1) Comment avez-vous connu l’association ZOU ?

A l’occasion du parrainage de 2 jeunes dans le cadre du service civique à Unis-cité, j’ai démarché Mme Mankour qui est responsable du CCAS de Saint Denis (La maison des seniors) ; mes 2 jeunes avaient comme projet de faire des ateliers de Zoothérapie dans des résidences de personnes âgées et dans les Ehpad mais avaient beaucoup de mal à obtenir des accords et des rendez-vous du fait de leur âge. J’ai donc joué mon rôle de parrain et démarché avec eux. Mme Mankour nous a mis en contact avec les résidences qu’elle gère à Saint Denis et elle nous a permis de réaliser plusieurs ateliers qui se sont révélés très positifs, au point que les directrices des résidences souhaitent maintenant pérenniser l’activité.
Avant ce parrainage je n’avais pas vraiment conscience de l’isolement des personnes âgées et j’ai pu constater lors des ateliers le bien fou que ça leur faisait de pouvoir parler a des jeunes, de discuter de leur passé (les quizs que les jeunes ont fait sur les animaux ont étés le moteur). Une majorité de résidents n’ont aucune visite, des familles souvent à l’étranger, des enfants ou petits-enfants qui sont partis vivre ailleurs , ou tout simplement plus de famille du tout.
Et de fil en aiguille en discutant avec Mme Mankour sur les bienfaits qu’avaient apporté les ateliers des jeunes elle m’a parlé du projet de Philippe Fenwick dont elle suit aussi le projet via la Mairie de Saint Denis. Il a fait un constat tout simple, la maison des jeunes et la résidence des personnes âgées de Basilique est exactement à 100 pas et ces 100 pas séparent 2 catégories de personnes qui sont isolées, que l’on considère aussi comme inactifs au sein de la société ; ils ont en commun le fait que les uns n’aient pas forcément eu la transmission de la part de leurs ainés du fait de l’éloignement et pour les autres le besoin de transmettre leur expérience passée (leur vie passée...). Philippe Fenwick a eu l’idée de réunir ces 2 catégories de population et d’en faire un film « photographié » pour montrer à quel point ces rencontres ont étés constructives pour les jeunes et les personnes âgées.
Voilà pour le résumé, j’ai trouvé l’idée vraiment géniale et d’utilité publique car pour faire les 100 pas cités plus haut il faut un moteur, le film, et j’espère que sa diffusion permettra a beaucoup de communes de faire les 100 pas.

2) Comment aidez-vous concrètement l’association ?

Nous en avons discuté avec Philippe Fenwick et Mme Mankour car la Mairie de Saint Denis participe aussi à l’élaboration du film et je pense que mon action va se situer dans la communication auprès des autres communes. J’ai plusieurs contacts dans diverses Mairies du 93, de Paris et du département. Je vais donc essayer de promouvoir le film auprès de ces derniers. Mon poste de chargé d’affaire chez Vinci me donne aussi un certain statut vis-à-vis des acteurs publics.

3) Que vous apporte votre engagement en tant que parrain ?

Mon parcours professionnel a commencé très tôt (16 ans) et je n’ai pas oublié les personnes qui m’ont aidé et conseillé tout au long de ma carrière ; je considère que c’est donc à mon tour de consacrer un peu de temps à aider et conseiller et la fondation Vinci s’y prête très bien.

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