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Témoignage : Corinne Garros, marraine de Bestearekin à Bayonne

Décembre 2016

Corinne Garros, Secrétaire de direction (VINCI Autoroutes) est marraine de l’association Bestearekin dans le cadre des actions de la Fondation VINCI. Elle accompagne une famille de migrants arméniens, arrivée aux pays Basque il y a plus d’un an. Elle témoigne de son engagement à leurs côtés. Découvrez le reportage photo !

Quelles actions avez-vous menées auprès de l’association Bestearekin ?

L’acquisition d’un mini bus, grâce à la fondation, a permis de faire évoluer la vie associative, d’organiser des sorties, de faciliter l’organisation du ravitaillement hebdomadaire, de permettre une organisation rationnelle des trajets pour les cours de français et les ateliers. Nous avons pu également organiser l’été dernier des vacances « engagées » dans le pays basque intérieur, ce qui a offert aux familles la possibilité de partir.
Ce fut un réel succès et nous allons réitérer l’opération cette année. Cela aurait été impossible sans le minibus.
Nous avons organisé des rencontres inter familles avec l’aide d’animateurs. Ces bénévoles ont proposé des jeux adaptés aux enfants. Nous avons pu également proposer des sorties au cinéma, préparer un noël solidaire avec les familles.
J’ai également sollicité des entreprises extérieures afin de récolter des dons (centres commerciaux, pharmacies, etc).
Mes collègues ont été très réceptifs à mes demandes et m’ont donné mobilier, produits d’hygiène, vêtements, jeux et jouets.

Quels sont les impacts de votre accompagnement auprès de cette famille ?

Auprès de la famille, mon aide a été importante au niveau administratif (inscription des enfants dans les établissements scolaires, démarches pour trouver des assurances scolaires, relations avec les services de la mairie pour inscrire les enfants à la cantine par exemple). J’ai assisté les parents dans leurs relations avec les écoles.
J’ai également fait appel à une association culturelle arménienne pour m’aider à les comprendre et j’ai pu, ainsi, les écouter et écrire leur histoire de vie.
J’ai fait en sorte qu’ils rencontrent d’autres personnes venant du même pays mais par forcément dans les mêmes conditions pour créer un vrai lien social.
J’ai accompagné les enfants à des goûters d’anniversaire et ainsi les mamans se sont rencontrées et ont commencé à tisser des liens grâce aux enfants.
J’ai accompagné Tigran le père pour des soins médicaux.
Je me rends disponible dès qu’ils en ont besoin, ne serait-ce que pour aller boire un café et échanger avec eux.

En retour, qu’est-ce que cet engagement vous aura apporté ?

Pour ma part, je suis bénévole dans cette association depuis plusieurs mois maintenant et j’accompagne une famille arménienne. C’est une expérience unique et privilégiée qui me donne l’occasion de rencontrer des personnes merveilleuses, une culture différente. Le rôle du bénévole réside essentiellement à apporter un peu de confort moral et souvent ce sont des liens d’amitié qui se tissent. Je suis toujours accueillie comme un membre de la famille et en règle général, ces familles aiment nous faire découvrir leur culture, leur gastronomie, leur façon de vivre. C’est un vrai partage et j’ai un sentiment profond d’utilité.

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