Batira
Entreprise de bâtiment
Insertion par le travail
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Rhône-Alpes - Villeurbanne
En quelques mots
Entreprise d'insertion : second oeuvre bâtiment.
Le soutien de la fondation (2008) :
> Financement : 15 000 € pour l'achat d'une camionnette.
> Parrainage :
Christian COMBY, Directeur travaux spéciaux, Pitance (Construction) à Lyon
Luc PELEN, Directeur Régional, Pitance (Construction) à Lyon
- Sous-traitance, stages et embauches.
Voir la fiche de synthèse
Batira a été créée en 1988 à l’initiative d’un foyer de jeunes travailleurs de Villeurbanne. Dès le départ, il s’agissait de développer une activité très professionnelle, véritable pont vers une entreprise classique. Cette philosophie demeure le socle du projet de Batira.
Travaux en bâtiment
Batira est présidée par un ingénieur chez Bosch et dirigée par un ancien directeur de travaux d’une PME du bâtiment. L’entreprise d’insertion réalise aujourd’hui tous les travaux de second œuvre. Auparavant limitée aux chantiers de peinture, l’association a élargi progressivement son offre par des prestations en électricité, plâtrerie, carrelage. Les clients sont pour moitié des collectivités publiques, et pour moitié des entreprises privées et des particuliers. Cependant, l’association intervient de plus en plus comme sous-traitante d’entreprises classiques, et cherche même à développer la co-traitance : « c’est en prenant part à la définition des projets que l’on peut insérer nos équipes le plus efficacement au sein du chantier », explique le directeur. Son but : faire en sorte que les salariés en insertion travaillent sur le terrain dans les mêmes conditions que les autres ouvriers.
Batira emploie trente-neuf personnes en tout, dont dix-huit en insertion. Ainsi, les salariés en insertion sont complètement mêlés aux autres au sein des mêmes équipes. Le principe est de fonctionner plutôt par petits groupes. Cette organisation permet de rendre plus efficace la formation sur le terrain, tout en restant souple pour répondre rapidement à des commandes plus importantes qui nécessitent de mobiliser tous les salariés sur le même chantier.
Un tremplin vers l’emploi
Les salariés en insertion sont fréquemment des migrants qui ont une formation et/ou une expérience dans des métiers proches de ceux du bâtiment, mais qui sont dans une situation matérielle très difficile. La barrière de la langue, des charges familiales importantes, sont des obstacles difficiles à surmonter. Par ailleurs, une personne sur quatre achève chez Batira un parcours vers l’emploi entamé dans un chantier d’insertion ou au sein d’une association intermédiaire. L’entreprise d’insertion joue donc pleinement son rôle de dernière marche vers l’emploi « classique ».
Les candidats sont adressés par une multitude de partenaires du secteur de l’insertion, mais également par bouche à oreilles. À l’avenir, pour Lyon, il est prévu que l’ANPE devienne le seul prescripteur, ce qui ne réjouit pas le directeur de Batira : « dans nos métiers, il faut être réactif, plusieurs sources de recrutement valent toujours mieux qu’une seule ».
Un premier contrat de quatre mois consiste en une mise en situation de travail du nouvel embauché. Un deuxième contrat de six mois va permettre de préciser un projet professionnel. Ensuite, la durée du dernier contrat est variable et va dépendre du parcours souhaité par la personne. La responsable d’insertion de Batira se déplace sur les chantiers afin d’avoir un entretien individuel avec chaque salarié en insertion au moins une fois tous les quinze jours, et plus souvent en début de contrat. Les résultats sont encourageants, avec une personne sur trois personnes en CDI à la sortie, et environ 20% en formation qualifiante. Ce sont surtout des PME locales qui recrutent les salariés de Batira : pas d’artisans, ni de grandes entreprises. « En développant notre activité en électricité, nous devrions améliorer l’insertion car la demande est forte », estime le directeur.
Renouvellement des équipements
Pour ses chantiers, l’association souhaite acquérir une fourgonnette de chantier supplémentaire, en remplacement d’un véhicule trop ancien.
Coût pour un modèle récent d’occasion : 20 K€, somme demandée à la Fondation VINCI. Par ailleurs, Batira mobilise d’autres fondations pour le renouvellement de matériels de chantier (dossiers en cours).
Après quelques années tendues, l’association a retrouvé un rythme de croisière autour d’1,3 million d’euros de chiffre d’affaires annuel, lui assurant un excédent régulier (+17 K€ en 2006 comme en 2005). L’année 2007 sera même en progression avec un chiffre d’affaires qui dépassera 1,5 million d’euros (cf. comptes 2006 et situation intermédiaire 2007 en annexes).
Financement :
20 000 euros pour l'achat d'une camionette.
Partenariat
Batira travaille fréquemment sur des chantiers de l’entreprise Pitance (VINCI Construction). Christian Comby, directeur travaux spéciaux, et Luc Pelen, qui dirige Pitance, connaissent donc bien l’association. Ils vont continuer cette collaboration et développer le volet insertion professionnelle par des stages et des embauches de personnes formées par Batira.
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E-mail de la structure
Tél. : 04 78 89 00 51
