Jardin de Cocagne du Pays de l'Arbresle et des Monts de Tarare
Cultiver pour s'insérer
Insertion par le travail
Rhône-Alpes - Bully
En quelques mots
Chantier d'insertion : maraîchage biologique.
Le soutien de la fondation (2008) :
> Financement : 20 000 € pour le cofinancement de la construction d'un bâtiment bioclimatique.
> Parrainage :
Nelly DESTEVE, Responsable Communication, ASF (VINCI Autoroutes) à Lyon
Jean CAPIEMONT, Dir Qualité Environnement Animateur Développement Durable, VINCI Construction France (Construction) à Vaulx-en-Velin
Mise en relation avec des entreprises, conseils techniques pour la construction du bâtiment.
Le Jardin de cocagne du pays de l’Arbresle et des monts de Tarare a été créé en 2000, à Bully, à l’ouest de l’agglomération lyonnaise. Il adhère au réseau national du même nom qui fédère près de quatre-vingt-dix jardins en France.
L’association est actuellement en pleine effervescence, car la réalisation d’une autoroute l’oblige à déménager en fin d’année 2008. Le jardin sera réinstallé à La Tour de Salvagny, une commune plus proche de Lyon et membre de la communauté urbaine.
Maraîchage biologique
Au milieu des vignes du Beaujolais, l’association exploite aujourd’hui trois hectares de terres maraîchères, surplombées d’une ferme ancienne qui abrite les espaces collectifs et les bureaux. Le terrain a été mis à disposition par la Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural), en attente des travaux pour l’autoroute A89 qui reliera Lyon à Clermont-Ferrand en 2012.
Toute la production est distribuée, sous forme de paniers, à 220 adhérents qui soutiennent ainsi le projet en achetant chaque semaine des légumes produits sur place. L’association couvre un très large territoire, grâce à ses treize points de livraison, dont trois dans Lyon intra-muros.
L’activité est concentrée sur le travail agricole qui couvre une multitude de fonctions différentes : préparation des sols, semis, récolte, entretien des équipements, conduite des tracteurs… « La liste est infinie, il y a toujours quelque chose à faire », explique l’un des deux encadrants maraîchers.
Accompagnement social et professionnel
Six salariés permanents, généralement à temps partiel, animent l’association : deux encadrants techniques, le Jardin de cocagne emploie une directrice, une animatrice du réseau, une chargée d’insertion, et une psychologue.
Le jardin accueille seize personnes en insertion. Pas de profil type, mais de grandes tendances : des hommes seuls, d’une quarantaine d’années, sans qualification mais avec quelques expériences professionnelles. Le Jardin de cocagne est conventionné chantier d’insertion, il reçoit les candidats sur prescription des travailleurs sociaux du conseil général et des communes autour de Bully. « Certains viennent de Lyon, nous allons les chercher en minibus à la gare qui est à trois kilomètres du jardin », précise la directrice.
Tout recrutement passe par un entretien préalable et un essai d’une demi-journée. La directrice insiste sur l’équilibre à trouver entre la mission d’insertion sociale et les exigences de production. L’accompagnatrice socioprofessionnelle est là à plein temps pour suivre l’évolution de chaque salarié et préparer avec lui un projet professionnel réaliste. En moyenne, une personne sur deux trouve un emploi, surtout dans les métiers du bâtiment et de la restauration.
Un nouveau départ
Le déménagement du jardin à La Tour de Salvagny en fin d’année offre l’occasion à l’association d’améliorer ses équipements. Sur le nouveau terrain, loué à la mairie avec un bail de 25 ans, elle va construire un bâtiment « bioclimatique » qui abritera à la fois les fonctions d’exploitation et les fonctions administratives. Il sera construit en utilisant au maximum des méthodes respectueuses de l’environnement : structure en bois, isolation en paille, panneaux solaires, puits canadien... Certaines phases de la construction seront réalisées lors d’un chantier participatif grâce à la mobilisation des bénévoles. Début des travaux : courant mars (terrassement), pour une livraison à la fin de l’automne 2008.
Coût total : 397 K€ (cf. annexe 1). Les collectivités publiques (région, département, villes) participent à hauteur de 150 K€, et un appel auprès des particuliers a déjà rapporté plus de 20 K€.
Financement :
20 000 euros pour le cofinancement de la construction d'un bâtiment bioclimatique
Partenariat
Nelly Destève, responsable communication pour l’opération A89 chez ASF (VINCI Concessions), mettra l’association en lien avec la plate-forme emploi créée pour le chantier de l’autoroute. Ainsi, certains salariés en insertion pourront intégrer les entreprises qui seront retenues pour les travaux. De plus, Jean Capiémont, directeur Qualité – Environnement chez VINCI Construction France à Lyon, et animateur de la démarche développement durable du Groupe dans la région, apportera son expertise technique pour la construction du bâtiment bioclimatique. Première étape : réalisation du bilan carbone de ce bâtiment, tant pendant le chantier que pour son fonctionnement.
L’association nous a adressé son dossier directement. Par ailleurs, elle a fait une demande auprès d’ASF afin d’obtenir une aide financière pour son déménagement. L’implication de Nelly Destève permettra certainement à ASF de gérer cette autre demande dans un contexte plus favorable.
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E-mail de la structure
Tél. : 04 74 26 83 08
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