Epi
Vers l'emploi
Formation et qualification
Rhône-Alpes - Bourg-en-Bresse
En quelques mots
Association : Aide et suivi dans le projet professionnel.
Le soutien de la fondation (2008) :
> Financement : 15 000 € pour l'achat d'un minibus.
> Parrainage :
Emmanuel MORAND, Directeur, COCA Sud-Est (Construction) à Saint-Priest
- Participation au réseau d'entreprises partenaires, stages.
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« C’est simple : à Bourg-en-Bresse, le taux de chômage est de 4%, et il n’est que de 6% pour tout le département de l’Ain. Celui qui n’a pas d’emploi depuis longtemps est par conséquent en situation grave d’exclusion ».
Pour aider ces personnes à remettre un pied dans le monde du travail, des formateurs professionnels ont créé il y a quinze ans EPI (Espace Projet Insertion).
Ateliers individuels et collectifs
Concrètement, EPI accompagne des personnes adressées par ses partenaires (conseil général, ANPE, Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi) pour qu’elles retrouvent un emploi. L’objectif principal est donc de finaliser un projet professionnel et de le mettre en œuvre. « Nous sommes considérés comme une plateforme de conseil et de coaching pour préparer nos stagiaires à leur retour à l’emploi », précise la présidente de l’association, jeune retraitée de l’agrochimie.
EPI compte dix salariés. Ce sont majoritairement des formateurs, associés à deux psychologues. Ils sont aidés par une vingtaine de bénévoles, en général des cadres récemment retraités qui peuvent ainsi apporter leur expérience et leur réseau aux stagiaires. L’association intervient principalement à Bourg-en-Bresse, mais également dans plusieurs communes du sud du département, en bordure de l’agglomération lyonnaise.
Chaque année, EPI suit plus de 400 personnes : chômeurs longue durée (50%), RMIstes (75%), jeunes sans qualification… Selon les dispositifs d’accompagnement négociés avec les prescripteurs, le suivi s’effectue sous forme d’ateliers individuels ou collectifs, mais l’architecture reste la même. Elle s’organise en trois étapes :
- D’abord, un bilan de la situation personnelle de chaque stagiaire : « l’idée est de faire formuler par la personne les difficultés qu’elle rencontre, pour qu’elle se rende compte et puisse les surmonter ». Le travail avec une psychologue de l’association est ici primordial.
- Ensuite, une réflexion sur le monde professionnel, ses règles, ses droits et devoirs. Il s’agit de démythifier l’entreprise, de donner une image réelle qui est souvent différente de celle qu’ont les stagiaires. Pour cette étape, l’apport des bénévoles est important car ils peuvent témoigner de leur propre expérience.
- Enfin, la recherche d’emploi active avec coaching, parrainages et évaluation en milieu de travail.
Ces trois étapes sont associées à des périodes de formation avec des partenaires, ou en interne pour la maîtrise de l’informatique et d’Internet.
Le résultat de ce travail ? « Pour un stagiaire sur cinq, c’est un échec : il n’est plus dans la course à l’emploi. Il relève d’un accompagnement social préalable bien plus important », confie le directeur d’EPI. Parmi les autres, la moitié trouve un travail stable dans les trois mois qui suivent la sortie du dispositif, et l’autre moitié a résolu de nombreuses difficultés qui laissent espérer une issue positive. « Malheureusement, nous n’avons pas de visibilité sur six mois, voire un an, ce qui nous permettrait de mieux évaluer notre travail et donc l’améliorer ».
Par ailleurs, EPI a créé en 1999 une autre association, ADL01, afin d’élargir son spectre d’intervention. Ce chantier d’insertion accueille 80 personnes, un tiers sur des périodes courtes de six mois, deux tiers sur des chantiers permanents. L’encadrement est assuré par quatre moniteurs techniques. L’activité se concentre sur l’entretien des espaces verts et naturels, et sur des opérations de déconstruction dans un quartier sensible en rénovation urbaine. ADL01 est juridiquement et financièrement indépendante mais profite de la mutualisation des moyens avec EPI.
Mieux intervenir dans le département
Depuis deux ans, EPI effectue une partie de son activité dans plusieurs villes en bordure de l’agglomération lyonnaise, à 50-75 kilomètres : Beynost, Miribel… Le public concerné est encore plus éloigné de l’emploi que celui de Bourg-en-Bresse. Pour l’instant, l’équipe de l’association se rend sur place par ses propres moyens (voitures individuelles), entraînant des coûts trop importants. Pour rationaliser ces déplacements, elle envisage d’acheter un utilitaire d’occasion, aménagé pour accueillir sept passagers et du matériel pédagogique. Ce véhicule permettra également de conduire des stagiaires, souvent peu mobiles, sur les lieux de formation.
Financement :
15 000 euros pour l'achat d'un minibus.
Les comptes d’EPI sont sains et dégagent un excédent régulier (+13 K€ en 2006). Afin de consolider sa structure financière et financer son déménagement dans de nouveaux locaux, l’association a obtenu du fonds territorial de France Active un apport de 20 K€ en fonds propres et une garantie pour un emprunt de 50 K€ (cf. analyse des comptes par France Active en annexes). Des demandes auprès d’autres fondations sont en cours pour du matériel de bureau.
Partenariat
Emmanuel Morand, directeur de COCA Sud Est (VINCI Construction), connaît l’association car son père travaillait dans le secteur de l’insertion professionnelle. COCA Sud Est a plusieurs chantiers dans le département qui peuvent accueillir des stagiaires d’EPI pour des évaluations. De plus, Emmanuel Morand envisage de participer au réseau des entreprises partenaires de l’association.
E-mail de la structure
Tél. : 04 74 24 78 52
