Défi Mobilité
Aide à la mobilité
Transport vers l'emploi

Nord-Pas-de-Calais - Arques-la-Bataille
En quelques mots
Association : aide à la mobilité (location de mobylettes et voitures).
Le soutien de la fondation (2008) :
> Financement : 15 000 € pour l'achat de matériel de garage.
> Parrainage :
Pierre RIOM, chef d'entreprise, OPTEOR Saint-Omer (Energies) à Wizernes
- Conseils en développement et en prévention sécurité.
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À égale distance de Lens et de Calais, l’agglomération de Saint-Omer compte 115 000 habitants. Elle est connue notamment pour ses cristalleries (le cristal d’Arques), même si cette activité est en pleine restructuration. C’est d’ailleurs à Arques, commune voisine de Saint-Omer, qu’est installé le garage de l’association Défi Mobilité.
Mobilité pour un emploi
L’association vient de démarrer. Depuis, en le mois de janvier, 2008 : elle loue des mobylettes et des voitures à des personnes en insertion qui rencontrent un problème de mobilité. À l’initiative de ce projet : les responsables du Plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE), des associations locales et, globalement, l’ensemble des structures qui agissent en faveur de l’emploi sur l’agglomération.
L’utilité de Défi Mobilité est évidente dans ce secteur :. lLe réseau de bus est peu dense développé et les pôles d’emploi sont éloignés les uns des autres. Beaucoup de personnes ont donc des difficultés pour se rendre à leur travail ou sur leur lieu de formation. Certaines n’ont pas de permis de conduire ou simplement pas de véhicule, d’autres n’ont perdu leur permis suite à une infractionplus le droit de conduire, d’autres enfin travaillent sur des secteurs ou à des horaires où il n’y a pas de transports en commun.
Pour démarrer, l’association dispose d’un parc modeste : sept mobylettes et trois voitures. Elles sont d’ores et déjà toutes louées. Pourquoi des voitures ? « Calais, Dunkerque, Lens, sont à plus de trente minutes de route : impossible de faire le trajet en mobylettes, sans compter les intempéries », explique le directeur de l’association, un jeune homme qui était auparavant conseiller au PLIE auparavant. Le prix de la location est très raisonnable : deux euros par jour pour un deux-roues, cinq euros pour une voiture.
Insertion
Le service proposé par l’association s’adresse exclusivement aux personnes en situation d’insertion professionnelle ou à des jeunes en formation. Pour pouvoir louer un cyclomoteur, il faut donc passer par une structure partenaire : le PLIE et la mission locale sont les deux principaux prescripteurs. « Le critère est simple : le fait de disposer d’un véhicule doit être un élément déterminant pour permettre à la personne d’accéder à un emploi ou de le garder ». Le directeur du PLIE, également président de l’association, précise que le dispositif ne doit pas être une solution de confort : « s’il y asi une personne peut trouver des transports en commun pratiques pour effectuer le ses trajets, on ne lui louera pas de mobylette à cette personne ».
En principe, la durée maximale de location est de trois mois, mais la souplesse s’imposera pendant quelques temps si la personne n’a pas encore trouvé d’une autre solution. « Défi Mobilité doit rester un appui temporaire afin d’aider quelqu’un à franchir une étape dans son insertion ».
L’entretien des voitures est sous-traité à un garage pour des raisons de sécurité et de fiabilité. Celui des mobylettes est effectué en direct par l’association qui a recruté un mécanicien en contrat aidé. Le directeur est l’unique autre employé.
Une structure en démarrage mais qui a des projets
L’association va progressivement renforcer son parc de véhicules afin de s’adapter à la demande qui semble très forte. Au-delà de la dimension quantitative, le directeur souhaite s’engager dans une démarche plus globale pour la mobilité. Par exemple, promouvoir le covoiturage : « puisque nous louons des voitures, nous allons nous en servir pour permettre le déplacement de quatre personnes en même temps plutôt qu’une ». Cette action sera mise en œuvre dans quelques mois, lorsqu’un premier bilan de l’activité pourra être dressé.
Autre projet sujet : la sécurité. Pour l’instant, chaque mobylette est accompagnée d’un casque, d’un antivol et d’un gilet fluorescent. L’idée est d’aller plus loin en mettant en place un test préalable sur le code de la route que devront passer tous les candidats avant d’obtenir les clés du véhicule.
Pour lancer l’activité, Défi Mobilité a obtenu le soutien de nombreuses collectivités locales (conseil régional, conseil général, communauté de communes, ville de Saint-Omer) et de plusieurs financeurs privés (PELS de la Caisse d’Epargne, Fondation Véolia). Ces appuis sont des garantiesgarantissent de la pérennité de l’action (cf. comptes en annexes).
Financement :
15 000 euros pour constituer l’outillage et un stock de pièces détachées pour le garage
d’entretien des mobylettes.
Partenariat
Pierre Riom est un jeune chef d’entreprise d’Optéor Citéos (VINCI Energies) à Saint-Omer. Il va conseiller le directeur de Défi Mobilité pour la gestion de son activité, notamment dans les premiers mois. De plus, il va faire bénéficier l’association des outils mis en place par Optéor en matière de sécurité routière en mobilisant son responsable qualité – sécurité.
E-mail de la structure
Tél. : 03 21 12 32 81
