La Traboule
Sas de reconstruction
Réinsertion sociale
Ile-de-France - Paris
En quelques mots
Association : petit travaux de débarras de caves ou d’appartements.
Le soutien de la fondation (2008) :
> Financement : 10 000 € pour l'achat d’un fourgon et d’outillage.
> Parrainage :
Sophie BONNAURE, Directrice des ressources humaines, GTM Bâtiment (Construction) à Nanterre
« La Traboule, c’est un sas de reconstruction pour les personnes dans l’errance. » À 60 ans, quelques mois après avoir quitté la direction de l’entreprise d’insertion Travail et Vie (soutenue par la Fondation en 2002), Daniel Fortin a monté l’association La Traboule à Paris. Fort de son expérience dans le secteur social, il veut être présent auprès des personnes en situation de grande marginalité qui ne parviennent pas à intégrer les structures classiques de l’insertion.
Des petits boulots pour redonner goût à la vie
Les activités démarrent en décembre 2007 avec quatre personnes sans domicile fixe du quartier de La Villette : des petits travaux de débarras de caves ou d’appartements à la journée, fournis pour la plupart par Travail et Vie car trop ponctuels pour y mobiliser ses salariés en insertion. Une expérience longue de la rue, des échecs successifs de tentatives de réinsertion et la perte de tout lien social rendent impossible une réinsertion "classique" par le travail. « Pour ces personnes dans l’errance que la normalité effraie, le plus difficile est de garder une stabilité » explique Daniel Fortin, unique permanent de La Traboule et responsable bénévole. L’idée est donc de les « raccrocher » par de la réalisation concrète, à leur rythme. Daniel Fortin envisage d’accompagner ainsi une dizaine de personnes par an, pas plus compte tenu des lourdes problématiques de chacun... Ces hommes, âgés de 35 à 50 ans, sont choisis en lien avec des éducateurs du quartier.
La Traboule est pour le moment installée dans des locaux du 10° arrondissement de Paris, mis à disposition gratuitement par une entreprise en cours de fermeture. C’est un lieu de rassemblement pour boire un café le matin avant de partir travailler, ou discuter plus longuement. Les propositions de l’association sont donc simples, mais elles permettent de recréer peu à peu du lien, de la fierté et de faire revenir la confiance en soi. « Chacun réalise ainsi qu’il peut être utile, qu’il a sa place. Et j’insiste à chaque mission sur l’importance du travail bien fait… pour prouver qu’ils sont tous des gens bien » précise le responsable de la structure. Le fait de ne jamais travailler au même endroit est également apprécié. C’est une manière de ne pas s’installer dans une routine tout en reprenant néanmoins un rythme de travail. Pour leur statut, les personnes sont rattachées à une association intermédiaire liée à Travail et Vie : c’est elle qui délivre leur fiche de paye pour les heures travaillées… une étape de plus vers la socialisation.
Au final, l’objectif est de redonner le goût d’une relation humaine afin que les gens réintègrent un parcours d’insertion « plus classique ».
Éléments financiers
La Traboule ne souhaitant s’inscrire dans aucun « cadre » prédéfini, ne sollicite donc aucun financement public. Elle s’appuie sur une organisation simplifiée : un responsable bénévole, des locaux prêtés et du matériel de récupération.
La Traboule a tout de même besoin d’un fourgon, de préférence neuf pour pouvoir assurer un service fiable, et d’un peu de matériel de déménagement et d’outillage neuf. Coût total : 28K€. Ce budget est déjà en partie couvert par la Fondation Bruneau (5K€) et deux autres fondations privées (13K€).
Financement :
10 000 euros pour le cofinancement du fourgon, le matériel et l’outillage.
Partenariat humain
Sophie Bonnaure sera en contact avec Daniel Fortin, qu’elle connaît depuis que la Fondation a aidé Travail et Vie, quand elle intégrera ses fonctions chez GTM Bâtiment.
E-mail de la structure
Tél. : 06 86 57 70 63
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