La Soupape réunit les familles au « Café des enfants »
Rhône-Alpes - Grenoble
Au cœur du quartier des Eaux claires-Mistral, quartier dit « sensible » de Grenoble, l’association La Soupape ouvre en 2010 « Le Café des enfants ». Vrai café (mais sans alcool) dédié aux enfants et ouvert aux parents, c’est un lieu de vie, où l’on se retrouve autour d’un repas ou d’une animation pour renforcer le lien social et la mixité.

À l’origine, c’est l’idée d’une maman qui cogite en attendant ses enfants à la sortie de l’école : « En discutant avec d’autres mamans, j’ai constaté un vrai besoin d’une alternative à la cantine scolaire, saturée et de piètre qualité. L’idée d’un lieu de restauration équilibré, sympa et pas cher pour les repas du midi et pour le goûter s’est imposée », se souvient Pascale Yvetot, directrice de La Soupape.
Cette ancienne salariée dans la communication a eu le temps de peaufiner son projet associatif suite à son licenciement. Aujourd’hui, le Café des enfants sert, chaque jour, une trentaine de repas et une douzaine de goûters labellisés Bio et Commerce Équitable, à un prix accessible. Et pour que le Café soit un « espace tisseur de liens dans le quartier », l’association propose à ses 2 000 adhérents - parents et enfants - de participer à des ateliers ludiques et pédagogiques, animés par des salariés ou des bénévoles de La Soupape.
Réunir les différentes populations et cultures du quartier
« Chez nous, les enfants passent de bons moments qu’ils partagent avec leurs parents. Ils ne traînent pas dans la rue... », explique Pascale. L’association est située au cœur d’un quartier populaire et près d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile. « Nous en avons reçu beaucoup cet été, témoigne Pascale. Au Café des enfants, on peut offrir un lieu de sécurité, bienveillant, à des populations isolées et parfois en difficulté ».
Un beau projet que Pascale Yvetot a craint de ne pouvoir mener à son terme : « j’ai mis trois ans, en pleine crise, à réunir les financements nécessaires. La Fondation VINCI a été la première à nous soutenir, provoquant un effet de levier sur d’autres institutions ». Grâce à ce coup de pouce financier de 30 000 euros (en 2009, puis en 2011), l’association a pu réaliser les travaux du Café et débuter ceux de la partie atelier. « Notre parrain chez VINCI, Christophe Lesaffre, nous a offert ses compétences techniques et professionnelles pour bâtir un cahier des charges précis, valider les devis et respecter les normes très strictes. Son aide est très précieuse », confie Pascale, reconnaissante.
« Le parrainage, une démarche personnelle et évidente »
Le parrain du projet, Christophe Lesaffre, responsable de bureau d'études chez Enbatra (VINCI Construction) à Sassenage, avoue avoir été « impressionné par l’abnégation de Pascale Yvetot. Elle est passionnée et donne envie d’agir à son tour ». Il est tout de suite séduit par le projet et le parrainage est pour lui une démarche « personnelle et évidente. J’aimais l’idée de brassage culturel, d’insertion dans un quartier en difficulté ». Christophe donne de son temps et de son expertise dès qu’il le peut. « Je leur ai prêté du matériel de chantier, je les ai aidé à réduire les coûts pour aller au bout de leur projet, ce qui n’était pas évident », souligne le parrain, heureux d’accompagner cette belle réalisation.
Novembre 2011 © Agence d'informations Reporters d'Espoirs
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