« J’ai un rêve » : pour voguer vers le succès

Ile-de-France - Paris

Quand l’ex-nageuse de talent, Muriel Hermine, rencontre des collégiens en difficulté, cela donne l’association « J’ai un rêve ». Ce projet de solidarité fait le pari du sport et de la culture pour aider les élèves en situation d’échec scolaire à sortir la tête de l’eau.

Monter un grand spectacle avec des adolescents qui brillent surtout par leur absentéisme, c’est le défi lancé par l’ancienne étoile de la natation synchronisée, Muriel Hermine. Depuis 2003, son association « J’ai un rêve » intervient dans les classes de 4e et 3e des collèges classés ZEP (Zone d’éducation prioritaire) de la région parisienne. « Le projet associatif est étalé sur deux ans » , explique Catherine Simonnet, responsable de la communication.« En 4e, les collégiens suivent des ateliers sportifs et culturels, en vue de créer un spectacle. Ils se présentent ensuite devant un public. » En fin d’année, en ultime récompense à son implication, la classe effectue un voyage au Sénégal, dans un établissement jumelé avec le collège. En 3e, c’est une nouvelle excursion qui attend les collégiens, avec la découverte du monde de l’entreprise.

Après le show, place à l’entreprise

« Les élèves ont beaucoup apprécié le travail mené tout au long de l’année pour monter le spectacle même si au plaisir des activités s’ajoutent les contraintes et la rigueur de l’apprentissage, rapporte Patrick Hautin, le principal du collège Georges Méliès, dans le 19e arrondissement parisien. Tous conservent aussi des souvenirs inoubliables de leur séjour au Sénégal. » La collaboration se poursuit ensuite en 3e, autour cette fois-ci, des projets professionnels des élèves. Toujours grâce à l’association, des représentants de différents secteurs d’activité, comme la banque, les transports, le bâtiment ou la grande distribution, se rendent dans les classes pour présenter leurs métiers. « L’idée est de sensibiliser les élèves à des professions qu’ils ne connaissent pas forcément bien, reprend Catherine Simonnet. En les emmenant visiter un atelier de maintenance mécanique ou un chantier de construction, ils peuvent se rendre compte de ce qu’ils veulent faire ou pas comme métier. On leur donne ensuite la possibilité d’effectuer leurs stages de 3e au sein de ces entreprises. »

De l'écoute pour de meilleurs résultats

Vincent Prince, conducteur de travaux principal chez Lainé Delau (VINCI Construction) et parrain de l’association, s’implique depuis deux ans auprès de « J’ai un rêve ». Pour lui : « Il est important de parler aux jeunes générations, de s’intéresser à eux. C’est un devoir. Et puis, c’est également bénéfique pour les métiers du bâtiment qui ont besoin de main d’œuvre ». En six ans d’existence, l’association est intervenue auprès de 700 jeunes. Et les résultats sont très positifs selon Patrick Hautin : « Au final, nos élèves sont devenus plus ouverts, plus respectueux et peut-être plus conscients des enjeux de leur avenir. »

Décembre 2009 © Agence d'informations Reporters d'Espoirs

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